J’ai entendu parler de la diversification menée par l’enfant avant la naissance de micropouss. Je suis tombée sur ce site très intéressant qui donne des informations très complètes et rassurantes sur ce type de diversification alimentaire.

Pour minipouss je ne connaissais pas encore, j’avais choisi de préparer moi même ses purées avec le babycook (j’ai maintenant le double et je m’en sers encore quotidiennement pour cuire rapidement quelques légumes à la vapeur!) car même si je sais qu’il y a une grande vigilance sur ce type de produits, je n’arrivais pas à trouver de petits pots sans pomme de terre par exemple (sauf les carottes) alors que ma pédiatre me disait de l’introduire graduellement. Pendant mes études de bio, on m’avait parlé aussi de la constante augmentation des allergies alimentaires qui semblaient liées au fait qu’on introduisait trop tôt des aliments variés à nos enfants. Je préférais donc pouvoir choisir ce que ma fille allait manger. Et puis si vous avez déjà goûter les petits pots (particulièrement le haricot vert), je trouve qu’on ne retrouve pas du tout le goût de l’aliment.

Par contre je réduisais tout en purée, ça ne me serait pas venu à l’esprit de faire autrement d’ailleurs… Elle n’avait pas de dents (et les a eu tard, vers 1 an) et j’aurais eu l’impression d’être une mère indigne si je lui avais proposé de vrais morceaux de fruits ou de légumes. J’aurais eu bien trop peur qu’elle s’étouffe.

Le passage au solide s’est plutôt bien passé, elle a continué à manger des repas légumes-féculents-viande, elle n’a vraiment pas de problème à manger des légumes même si je pense qu’elle souffre de néophobie (comme je l’ai évoqué ici et cela semble vraiment s’améliorer).

Pour micropouss, j’ai eu envie de tester car elle a paru très vite attirée par ce que l’on mangeait mais lorsque je lui proposais un purée de légumes, elle n’en voulait pas. Elle voulait manger comme nous. J’ai donc essayé de lui donner des légumes bien cuits, suivant ce que nous avions dans notre assiette et en fonction du calendrier d’introduction trouvé ici.

Mais en fait c’est quoi la diversification menée par l’enfant?

« Une alimentation autonome, pour laquelle l’initiative est laissée au bébé. »

En gros proposer à l’enfant une nourriture solide adaptée à son âge (à partir de 6 mois), le laisser la découvrir (et oui votre sol aussi va découvrir tout ça dans un rayon d’au moins 1m² sous la chaise de votre pitipouss) et respecter ses demandes. Un bébé sait en effet quand il a faim et il sait bien nous le faire comprendre (quand il veut téter ou prendre son bibi). De la même façon il connait ses besoins et c’est son corps qui réclame un féculent, un légume, une vitamine…. (bon au moins jusqu’à ce qu’il goûte le chocolat car après ça, il doit confondre besoin et plaisir ou alors mes filles ont un besoin SURDIMENSIONNE de magnésium)

Micropouss a vraiment adhéré. Elle a gouté à tout ce qu’on lui proposait, a jeté, craché, redemandé, dévoré… Et elle a presque toujours manger solide. Chez sa nounou par contre je donnais des purées car cela me semblait plus pratique pour elle (et pour son carrelage brillant) mais dès que micropouss a mieux maîtrisé tout ça, on est passé au solide aussi sous les yeux médusés de la nounou qui n’en revenait de la voir manger comme ça de tout.

Une des vraies différences que j’ai remarqué entre mes pitipouss c’est que la 2ème peut me demander des pâtes au petit déjeuner sans problème! Ou manger le dessert avant le repas voir même manger son repas, puis le dessert, puis la fin de son assiette.

On respecte ses demandes même si ça nous surprend toujours, tant nous n’avons pas l’habitude de faire comme ça pour nous… Mais je me dis qu’elle sait écouter ses besoins et je ne veux surtout pas lui enlever ça!!

Alors oui, les repas peuvent durer plus longtemps, le temps de ménage postprandial est certes plus long mais à côté de ça je n’ai jamais eu à donner la becquée à ma fille!!! Depuis qu’elle mange solide, elle est à table avec nous et gère seule son repas, et ça c’est vraiment TOP!

Concernant les angoisses que j’avais par rapport à l’étouffement, j’étais plutôt rassurée à lisant cela et je l’ai été totalement plus tard en voyant que ma fille gérait sans problème lorsqu’un aliment passait de travers. L’enfant, jusqu’à ses 1 an, a un réflexe de régurgitation très prononcé et si l’aliment n’est pas assez mâché, il va le renvoyer vers l’avant. Notre micropouss l’a fait plusieurs fois au début. Dans ce cas, il ne faut pas intervenir. Si vous lui enfiler le doigt dans la bouche dès que vous voyez que ça semble ne pas passer, son réflexe ne pourra pas fonctionner. Inversement si vous voyez qu’il n’a pas l’air de s’en sortir tout seul, ne le laissez pas s’étouffer quand même!!! Cela dit je pense que ça ne doit pas arriver, en tout cas chez nous ça s’est bien passé et même si je comprends tout à fait que certaines personnes ne se sentent pas capable de prendre le risque, je pense qu’il faut savoir faire confiance en son enfant et à ses capacités.

Et puis il faut bien sûr respecter certaines règles. L’enfant doit être correctement installé et bien droit et c’est lui qui doit mettre les aliments à la bouche. S’il n’arrive pas à les saisir, c’est aussi qu’il n’est pas prêt à les manger…

Ma minipouss est en pleine phase d’expérience! Je pense qu’elle a du en faire à l’école qui l’ont vraiment intéressées car elle a chaque jour de nouvelles idées à tester à la maison.

La semaine dernière nous mangions du choux rouge en salade. Lavé et coupé sans sauce dans un bol, il avait laissé derrière lui des gouttes d’eau bleues (et non violettes comme on s’y attendrait). Je lui fait remarqué et elle a alors l’envie de faire une nouvelle expérience! « Et si j’ajoutais quelque chose dedans pour voir? »

Elle part à la cuisine et décide d’ajouter du vinaigre, (je ne sais pour quelle raison d’ailleurs?? cette fille d’ancien prof de physique chimie aurait elle des prédispositions génétiques??? ^^). Je la laisse faire n’imaginant pas un instant le résultat et pensant déjà à quelle autre expérience plus spectaculaire je pourrais lui proposer après sa future déception inévitable. Et pourtant, quelques gouttes plus tard, le miracle se produit! L’échantillon (et oui mes restes d’études de bio me gagnent…) change de couleur! et pas n’importe quelle couleur, il devient ROSE!!!!!!!!! Ma fille émerveillée m’appelle pour me montrer le résultat de sa trouvaille! Je ne peux qu’admirer le résultat, sans voix, ébahie par tant de génie… ^^ Le papa m’explique alors que c’est normal… une histoire de pH, d’acidité, blabla, que j’ai du voir ça dans mes cours de chimie, blabla, que j’ai tout oublié, blabla…. En attendant minipouss ne veut pas s’arrêter là et ajoute alors de l’huile d’olive… bon c’est beaucoup moins probant forcément! Son papa lui propose alors d’ajouter du bicarbonate de soude et là au miracle, ça redevient bleu! On testera au passage quelques gouttes de liquide vaisselle qui neutraliseront le gras de l’huile et finiront de modifier la couleur en blanc. Plus d’infos trouvées ici

Et comme nous étions partis, nous avons enchainé sur une expérience très simple à mettre en oeuvre, celle du lait et des colorants (en vidéo). Vous aurez besoin de :

– une assiette creuse

– des colorants alimentaires (ou du poivre)

– du liquide vaisselle et un bout de papier

– de lait

– une paille ou un coton tige

Verser un peu de lait dans l’assiette, déposer 2-3 gouttes de colorants (on avait mis une goutte de chaque couleur jaune, bleu, rouge).

Sur un papier absorbant, déposer quelques gouttes de liquide vaisselle.

Tremper la paille dans le liquide vaisselle puis toucher avec cette dernière le centre du rond laissé par le colorant

Admirer!!!! Recommencer!!! et Admirer encore…..

Pour ne pas perdre ces jolies couleurs, nous avons ensuite fait de petits rectangles de papier qu’on a déposé sur le lait dans l’assiette et qui se sont imprégnés des jolis dessins!

Une fois toute les couleurs parties, on a testé l’expérience avec du poivre  à la place du colorant et c’est très joli aussi!!

Un bon moment partagé en famille qui a ébloui les petits, et les grands!

Je n’aime pas ce mot « caprice », je trouve qu’il sous entend que ce que veut l’enfant est une broutille sans intêret qui n’a pas lieu d’être, que ce qu’il veut à cet instant ne mérite pas qu’on s’y attarde, voir pire que cela mérite une réprimande ou une punition. Et c’est peut-être vrai, pour nous parents, qui ne comprenons pas pourquoi notre minipouss veut ABSOLUMENT qu’on l’attende pour descendre les escaliers, pourquoi notre micropouss ne pourra sortir sans son bonnet sur la tête en pleine été…. Mais je crois que pour eux, à ce moment là, c’est important. Et je me suis aperçue que je ne cédais pas à un caprice, mais plutôt que j’accompagnais mon enfant dans ses désirs, lorsque, même si cela ne semblait avoir aucun sens pour moi, j’accédais à leur étrange demande.

Et le plus beau dans tout ça c’est que ça prend beaucoup moins de temps de mettre un bonnet sur la tête que de gérer une crise de hurlements! Et ce lâcher prise est bénéfique pour moi aussi, même si je ressens encore souvent cette pression, ce petit diablotin sur mon épaule qui me dit « Elle fait ce qu’elle veut de toi hahahaha », je ne pense réellement pas que ce soit le cas.

Cela ne veut pas dire que je les laisse tout faire ou décider de tout. Si j’écoute leurs besoins, j’écoute aussi les miens! Et si je n’ai pas le temps de leur dessiner un Totoro avant qu’elles ne partent à l’école (et oui ça sent le vécu) ou si l’une d’entre elle veut partir en nu-pied à l’école par -10°, je ne vais pas les laisser faire. Mais dans ce cas, (en tout cas quand le timing et mon état de patience le permettent) je ne leur dis pas : « Mais c’est n’importe quoi cette idée, ça ne rime à rien, tu vas faire comme je te dis et puis c’est toutttttttttt » mais plutôt : « Tu as très envie de mettre ces chaussures, c’est vrai qu’elles sont jolies, tu pourras les mettre à notre retour si tu veux, mais là il faut froid dehors, alors on va mettre tes bottes ». En général ça se passe mieux même s’il est rare qu’elles me disent : « Bien sûr maman, tu as raison, mais où avais-je la tête », le fait d’avoir été entendue et d’avoir une alternative, leur permet de passer plus facilement à la suite.

J’ai lu quelque part « Un enfant en crise est un enfant en détresse. »
Et cela m’aide beaucoup dans les moments de crise, pas pour trouver un moyen de la régler, mais pour l’accepter et ne pas l’envenimer.

Ma première fille était un gros poupon tout rond, plein de recoins à bisous. Elle dormait beaucoup et était très calme. Elle a réussi à se retourner très tard et n’a jamais fait de 4 pattes, elle s’est mise à marcher à 13 mois directement sur ses 2 pieds. Ma maman m’avait raconté que moi et mon frère nous avions fait la même chose, ça ne m’inquiétait absolument pas. Jusqu’au jour où j’ai entendu dire que la marche à 4 pattes était une étape nécessaire et utile à l’enfant pour son développement moteur (équilibre, coordination des mains et des pieds), mais aussi son développement intellectuel et cela a piqué ma curiosité! Ma fille était elle anormale? Et moi alors? Pourquoi n’avait-elle jamais fait de 4 pattes? Est-ce pour cela qu’elle était si peu à l’aise pour courir, monter les escaliers? Est-ce que tout cela avait une lien? Et serait-ce la raison pour laquelle moi, alias Bambi, je manquais tellement d’équilibre et n’ai jamais réussi à connaître ma droite et ma gauche??

Je me suis donc intéressée à cela de plus près et j’en ai appris d’avantage grâce aux travaux d’Emmi Pikler, pédiatre hongroise, sur la motricité libre. Et j’ai découvert certaines idées, je dirais presque aujourd’hui certaines évidences, qui ne m’étaient jamais venues à l’esprit avant. Lorsque ma fille n’étais pas dans mes bras ou dans l’écharpe, elle était soit dans un transat, soit dans un parc ensevelie de coussins, jouets, mobiles etc… Et je pensais bien faire, lui apporter ce dont elle avait besoin pour s’éveiller, s’amuser…

Aujourd’hui je pense réellement que ça a été un frein dans son développement. Ma deuxième fille, pour laquelle j’ai testé la motricité libre, est une crevette toute menue qui bouge beaucoup. Elle n’ont pas le même tempérament et donc il est difficile de faire réellement une comparaison mais leur développement a été complètement différent! J’ai troqué le parc contre une peau d’agneau et le transat était réservé à quelques moments dans la journée. Je ne l’ai jamais assise calée entre 2 coussins avant qu’elle ne sache le faire d’elle même. Et j’ai vraiment pu observer jour après jour les étapes décrites dans le tableau d’Emmi Pikler. Je me souviens de ce jour incroyable où elle a réussi à sortir seule du salon pour la première fois à quatre pattes (et se diriger directement vers les croquettes du chat!). Cette nouvelle liberté était pour elle une joie immense!

Tous les enfants sont bien entendus différents et n’ont pas forcémement de problèmes d’équilibre ou autre parce qu’on les a assis très tôt ou qu’on les a fait marcher les bras en l’air pour leur apprendre à marcher, mais je pense réellement que pour ma fille cela aurait été bénéfique de lui laisser cette liberté!

Je pense que c’est le cas pour la plupart des parents mais je suis toujours ébahie devant les progrès quotidiens de mes enfants.

C’est vraiment impressionnant les premières années de vie. Presque chaque jour on se rend compte d’un nouveau progrès:  elle arrive à se retourner, elle maîtrise un nouveau mouvement, elle a appris un nouveau mot, ou encore elle sait dessiner les crocodiles….

Et le plus impressionnant dans tout ça c’est qu’ils n’ont généralement besoin de personne pour leur apprendre! En fait on leur apprend finalement peu de choses, mais ils ont tellement à découvrir!

Un environnement riche de balades, de jeux, de discussions, de découvertes… un environnement adapté à leur âge et leurs besoins… et ils ont en eux tout ce dont ils ont besoin pour grandir.

La semaine dernière, un soir où j’étais épuisée, ma grande poulette me demande ce qu’on mange. Je lui réponds que je ne sais pas et qu’aujourd’hui c’est les enfants qui font à manger. Bah quoi, on peut toujours essayer…

Et bien figurez-vous qu’elle m’a dit « OK Maman, je m’en occupe » (je précise qu’elle a 5 ans!)

Elle est partie dans le jardin cueillir un concombre et ramasser toutes les tomates cerises bien rouges, sorti 2 carottes du frigo. Elle a lavé, épluché et coupé le tout en morceaux qu’elle a mis dans un bol. Avec les petites tomates elle a dessiné sur les concombres 2 yeux et une bouche pour faire un bonhomme rigolo!!!! A côté elle a préparé une petite sauce avec de la crème, de la ciboulette du jardin, un peu de sel et de poivre. Et voilà!!!!!!!

J’avoue que j’étais vraiment épatée. Elle aime m’aider à préparer le repas ou des gâteaux mais là c’est elle qui a tout décidé, qui a choisi ce qu’elle voulait et pouvait faire! Je ne suis pas du tout intervenue, on a juste préparé ensuite ensemble un peu de semoule pour accompagner le tout! Quelle fierté pour elle!! et pour moi…

Et vous c’est quand la dernière fois que vous avez été épatés par vos enfants?

La semaine dernière j’ai assisté à un atelier de fabrication de produits ménagers. J’ai été agréablement surprise que l’association de mon petit village organise ce type d’atelier et surprise également par le nombre de participants (enfin 1 participant pour une vingtaine de participantes!!)
Cela fait un moment que j’utilise du vinaigre, du savon noir et des huiles essentielles pour faire le produit lave-vitre ou le lavage des sols mais j’avais envie d’en savoir encore plus et j’ai été ravie de mes découvertes.

Nous avons tout d’abord vu les produits à éviter absolument (eau de javel et tout ce qui contient de l’EDTA, NTA, Perborate de sodium…) puis nous avons vu les « ingrédients » indispensables et leurs caractéristiques pour élaborer facilement et à moindre coût ses produits maisons et non polluants.

– le vinaigre d’alcool : détartrant, désodorisant, adoussissant…
– le bicarbonate de sodium : abrasif doux, adoucissant, désodorisant, détartrant…
 le savon noir : dégraissant, détachant…
– les cristaux de soude : dégraissant, désinfectant…
– les huiles essentielles : désinfectant, antifongique, répulsif insectes…

Après la théorie, nous sommes passés à la pratique et nous avons confectionné différents produits et chacun a pu repartir avec ses échantillons de produits à la maison (et un livret de recettes!).

Voici par exemple la recette du nettoyant multi-usage :
– Mélanger 2 càs de bicarbonate de sodium à 2 litres d’eau chaude
– Réserver
– Dans un verre, mélanger 1 càs de vinaigre blanc et des huiles essentielles (lavande, pin sylvestre, tea tree…)
– Ajouter ce mélange au précédent et verser dans un bidon
– Bien secouer

C’est une base de nettoyant qui peut s’utiliser pur pour nettoyer la table, le plan de travail… mais qui peut être mélangé à autre chose pour faire par exemple :
– un nettoyant pour le sol : 1 dose de savon noir pour une dose de multi usage et de l’eau
– du liquide vaisselle : 1/5 de liquide vaisselle (pour garder le côté moussant) et 4/5 de produit multi usage

Voilà, c’est très simple à réaliser, très économique et écologique, je suis FAN!!
J’ai tester la lessive également. Et je cherche aussi une recette de pastilles pour lave-vaisselle, si quelqu’un en a testé une je suis preneuse!!

En tout cas je vous encourage à aller à ce type d’atelier. Je ne sais pas s’il en est proposé partout en France mais en Meurthe-et-Moselle n’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’association Nature’L
Sinon vous connaissez peut-être le site de Raffa le grand ménage. Elle y propose un livret téléchargeable gratuitement de produits à faire soi-même.

Et chez vous, vous utilisez quoi?