Aujourd’hui pour les rendez-vous de l’enfance nous allons parler Télé!

Lorsque j’étais enfant, nous avions, comme beaucoup, la télévision à la maison. Je ne me rappelle pas vraiment d’avoir eu d’interdit ou de « durée limitée » mais je me suis rendue compte que je n’en abusais vraiment pas.
Un jour j’ai découvert que plusieurs de mes amis regardaient la télévision le matin avant d’aller à l’école! Je trouvais ça incroyable qu’ils aient le temps de le faire!
Nous n’avions pas de télévision dans la cuisine donc elle n’était jamais allumée le temps du repas. En fait elle était allumée tous les soirs après manger.
C’était vraiment une habitude je pense. Petits nous allions nous coucher avant le film du soir. Puis plus grand, nous y allions après.

Lorsque j’ai quitté la maison et que je me suis retrouvée seule dans un appartement pendant mes études, la télé est devenue une amie, une présence, qui faisait du bruit et donnait un peu de vie lorsque mes amies n’étaient pas là.
C’était vraiment une compagnie!

Et quand j’ai rencontré papapouss j’ai trouvé cela incroyable qu’il n’ait pas de télévision. Je me demandais comment il pouvait occuper ces soirées. Comment il faisait pour supporter ce calme, ce silence!
J’ai compris que dès qu’elle était allumée, il était totalement happé par cette dernière et n’était plus capable de faire autre chose.

Nous avons emménagé ensemble et ma télé nous a suivi. Mais elle marchait de moins en moins. Et puis je n’ai plus eu le temps de l’allumer… La naissance de minipouss puis de micropouss m’occupait bien trop pour trouver un moment pour la regarder.

Aujourd’hui nous avons un téléviseur mais nous ne recevons pas la télévision. C’est arrivé comme ça petit à petit mais c’est également un choix notamment pour les filles. Elles ont des DVD qu’elles regardent de temps en temps mais elles ne regardent jamais la télé « en live ». Cela les protège, à mon sens, des pubs et bourrages de crâne (surtout pendant les fêtes) et aussi des programmes que l’on regarde pour s’occuper sans y prêter vraiment attention.

Je préfère tellement qu’elle profite de leur temps libre pour bricoler, jouer dans le jardin, cuisiner, s’ennuyer un peu aussi…

Et je vois tout de suite un changement de comportement si elles ont abusé de la télé/tablette/DVD…
La première chose qui est impressionnante c’est l’addiction!! Plus elles regardent moins elles ont envie d’arrêter!
Et puis bien souvent elles sont plus énervées, moins concentrées, un peu absente même…

Je me souviens d’une période où minipouss était encore petite et un rituel s’était installé. Tous les soirs elles regardaient des épisodes de Trotro pendant que je préparais à manger. Au bout des quelques temps elle s’était mise à parler « Trotro », jouer « Trotro », avoir le comportement de « Trotro ». J’avais une mini Trotro à la maison!!
Depuis plus de rendez-vous systématique…

Ca ne nous empêche pas de se prendre un film ou dessin animé adapté à leurs âges à la médiathèque et on se fait une soirée DVD tous les 4!
Les filles adorent! Et nous aussi!

Ca ne nous met pas à l’abri non plus des sacs/porte-monnaie/crayon/culotte Reine des neiges, déguisements de princesses, couronne et souliers de verre et encore moins des Délivréééééééééééééée, Libéréééééééééééééééééééée, Je ne mentirai plus jamaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!
Mais ça laisse de la place aussi pour autre chose!

Et puis lorsque des amis viennent manger à la maison, ils nous arrivent « d’utiliser » cette arme redoutable pour se donner un bon moment de tranquillité entre nous s’ils sont trop énervés/fatigués pour jouer ensemble tranquillement! Ça n’est bien sur pas idéal mais cela reste très ponctuel!

Et vous comment ça se passe chez vous avec vos pitipouss?

Aujourd’hui les Rendez-vous de l’enfance ont pour thème l’arrivée d’un nouveau bébé dans la maison! C’est un thème qui me parle particulièrement et écrire ces quelques lignes a fait ressurgir en moi des souvenirs plutôt douloureux! Je partage ici avec vous comment s’est passé cette première rencontre entre mes 2 pitipouss

 

Lorsque j’étais enceinte de micropouss, j’ai essayé de parler régulièrement à minipouss (qui avait alors 2 ans) de ce qui se passait dans mon ventre.
Mais jamais elle n’a semblé s’intéresser à ce que je lui racontais. Je ne sais pas si c’était trop abstrait pour elle mais elle n’a jamais posé de questions sur ce ventre qui poussait, sur ce lit qu’on préparait, sur ses petits habits qu’on lavait.

Je lui avais acheté ce livre que je trouvais bien fait sur la question (Il y a une maison dans ma maman de Giles Andreae). Je lui ai lu de temps en temps mais elle ne le demandait jamais.
Ça m’inquiétait un peu et je me demandais si elle était juste trop petite pour bien comprendre ou si elle n’avait pas envie d’entendre ce que je lui disais.

Et puis le jour J est arrivé (ou plutôt la nuit N ^^), je précise que c’était la nuit car je pense que le jour, les choses se seraient passées différemment.
Mes parents, (qui habitent principalement dans le Sud mais qui ont également gardé leur maison à 1h de chez moi) était remonté en Lorraine depuis quelques jours déjà pour pouvoir être disponible pour s’occuper de minipouss le jour là.
Ils devaient venir à la maison pour ne pas trop la perturber (voir la laisser dormir si cela se passait la nuit)
Tout était prévu et j’étais plutôt Zen jusqu’à ce qu’ils se voient offrir des billets pour le match d’une finale de Rugby à Paris pour le WE suivant. Mon papa étant un grand GRAND fan (et ma maman l’étant devenue ^^), même si cela m’angoissait un peu (et que je maudissait celui qui leur avait offert!!!) je me suis dit que je n’aurais vraiment pas de bol d’accoucher ce jour là et puis j’avais toujours la possibilité de demander à mes beaux-parents (qui habitent à 1 heure de route également).
Je devais juste ne pas accoucher ce samedi là!

Et c’est bien sûr ce samedi là que ma micro s’est dit qu’il était grand temps de pointer le bout de son nez!

Et à 23h30 c’est mieux qu’en pleine journée.

Et en rompant la poche des eaux, c’est plus rigolo comme ça on a pas trop le temps de se préparer!

J’avais donc une heure pour arriver à la maternité.
Il fallait dont prévenir mes beaux-parents et comme ils avaient une heure de route + le temps de se préparer (la nuit donc, faut se rhabiller, si possible éviter le brushing, le casse-croute….^^) + le temps d’aller à la maternité (1/2 heure pour nous) je ne me voyais pas de les attendre à la maison. On a donc décidé de « réveiller » minipouss, partir à la mat’ avec elle et les rejoindre là-bas.

Déjà là je sentais que tout ne se passerait pas comme je l’avais souhaité.
Car j’avais beaucoup pensé à cette première rencontre entre minipous et micropouss, j’avais envie que ce moment soit doux, calme, particulier…
Je savais bien que ce serait une épreuve, le jour où toutes ces choses dont on lui avait parlé deviendrait réel, concret, tétant et hurlant !
Alors j’avais pensé qu’on aurait pu être tous les 4 pour ce moment là. Juste nous! Pour lui présenter sa petite sœur qui allait partager notre nouvelle vie à 4!

Je suis donc rentrer aux urgences de la maternité seule pendant que papapouss restait avec mini dans la voiture en attendant ses parents. Mes beaux-parents ont alors préféré rentrer avec minipouss chez eux plutôt que de rentrer chez nous.
Les contractions sont arrivées très vite, et j’étais seule pour les gérer pendant quelques minutes interminables. Ça n’était pas horriblement douloureux mais j’avais envie que papapouss soit avec moi pour vivre ce moment là. J’avais BESOIN que papapouss soit avec moi!
Il est arrivé, enfin! Et 2 heures à peine plus tard ma merveille était là!

Mes parents sont venus directement de Paris nous voir l’après-midi qui a suivi, mes beaux-parents sont arrivés peu de temps après. Nous étions donc 8 dans ma toute petite chambre lorsque mini et micro ont fait connaissance! Dans le bruit et les rires, les cadeaux et les blagues…
Qui ne font pas rire du tout minipouss… Dans son habit de coccinelle que mamie lui a acheté pour qu’elle ne soit pas oubliée, ma petite chérie a le sourire triste. Aujourd’hui encore écrire ces lignes me brise le cœur tant j’aurais voulu que ça se passe autrement.
Et Papi qui lui dit pour la taquiner qu’il va partir avec micropouss plutôt et la laisser là, non ça ne la fait pas rire du tout. Et moi non plus…
J’aurais dû faire sortir tout le monde pour qu’on reste tous les 4, j’aurais dû imposer mes choix sans me sentir coupable de quoi que ce soit, mais je ne l’ai pas fait. Écrasée par cette pression de ne pas vouloir blesser ou vexer les grands, j’ai blessé ma fille…

Est-ce que cela a influencé les semaines qui ont suivi? Je ne sais pas, mais en tout cas je suis certaine que ça n’a pas aidé.
Car minipouss a réagit violemment à la naissance de sa sœur. Notre petite puce adorable et calme s’est transformée en un volcan prêt à exploser à chaque instant.
Cela a été aussi inattendu que brutal pour nous (aussi brutal certainement que l’arrivée de ce bébé à la maison pour elle)
Elle n’avait aucune animosité envers sa sœur mais tout était devenu compliqué avec nous. Elle était en perpétuel conflit. Avait des besoins qui nous semblaient incompréhensibles (Par exemple, elle se mettait à hurler si on ne l’attendait pas pour descendre les escaliers!)
Cela a été vraiment dur pour nous car d’une part nous ne savions pas comment réagir, d’autre part nous comprenions que notre minipouss souffrait et que c’était sa façon de nous l’exprimer.
Nous avons choisi de l’accompagner, de la rassurer, de répondre à ses besoins (en l’attendant effectivement pour descendre les escaliers pour reprendre cet exemple) et tout doucement cela s’est apaisé. Je crois qu’elle avait besoin de repères et de savoir que nous étions toujours là pour elle.

Alors aujourd’hui, même s’il y a parfois de la jalousie entre elles (« Tu t’occupes plus d’elle que de moi!!! », « C’est mon tour d’être à côté de toi!!!!! ») ou des chamailleries (« Non moi je veux le bol rose!!! », « Mais je l’avais vu en premier!!!!! ») j’adore regarder leur complicité s’étoffer un peu plus chaque jour.

Cette semaine elles sont séparées car l’une d’entre elles est chez ses grand-parents pour les vacances.
Elles veulent se parler au téléphone, se font des dessins, pensent l’une à l’autre et attendent impatiemment le moment de se retrouver!
Et mon cœur de maman frise l’explosion de bonheur quand ma micropouss de bientôt 3 ans me dit : « Maman, Merci de m’avoir fait une grande sœur! »

adore les réflexions parfois hilarantes de mes pitipouss ou leurs réactions à certaines situations. Quand je retrouve mon carnet (que je perds régulièrement d’ailleurs) je note ces petites phrases ou situations qui m’ont faire rire et dont j’aime me souvenir.
Je me suis dit qu’il pouvait être sympa de les partager ici et que ça me permettrait en plus de les regrouper quelque part facilement. Voici comment j’ai donc créé 2 nouvelles rubriques « Pitipouss a fait » et « Pitipouss a dit » que je remplirai au fil des aventures de mes filles.

Aujourd’hui je vous raconte une petite anecdote vécue la semaine dernière et qui, une fois de plus, m’a fait me rendre compte à quel point le langage (et comment on l’utilise) peut être important, d’autant plus avec des enfants.
J’utilise au maximum la formulation positive (comme je vous en parlais ICI) et donc la semaine dernière, un matin d’école, nous sommes comme d’habitude à la bourre et les pitipouss sont en train de déjeuner.

Voyant l’heure qui se rapproche inéluctablement du moment où arriver à l’heure semble aussi plausible que partir coiffée-habillée-débarbouillée-dents-lavées… je leur dis :

« Allez allez on accélère »

A ce moment là Micropouss est en train de remuer délicatement ses céréales pour qu’elles soient « toumou » et à la seconde suivant ma remarque elle se met à remuer son lait telle une hélice d’hélicoptère.
Vu l’ampleur du résultat j’ai d’abord failli m’étrangler avec ma cracotte et puis j’ai compris : C’est moi qui lui avait demandé!!!

Faire des phrases courtes, OUI, mais qui explique clairement ce que l’on attend d’eux!!! La prochaine fois je serai plus précise ^^

Et vous, vous avez des anecdotes à partager sur le pouvoir des mots??

J’ai toujours été sensibilisée à l’écologie par mon papa, amoureux de la nature et de la photo. Mais j’étais très loin d’imaginer les effets de l’homme sur notre planète, et sur lui même avant de m’interroger réellement sur toutes ces questions pendant ma première grossesse.
J’ai commencé à me renseigner sur les couches lavables et c’est comme ça que j’ai découvert le « Maternage ». Je me suis faite offrir pour Noël un abonnement au très bon magazine « Grandir Autrement » que j’attendais chaque fois avec grande impatience! Chaque nouveau numéro m’en apprenait d’avantage et me rapprochait, sans m’en rendre compte, vers ce point de non retour.

 

J’y ai découvert les pédagogies alternatives, notamment la pédagogie Montessori, et c’est ainsi qu’après avoir testé avec ma fille un atelier dans une association proche de chez moi et essayé cette pédagogie à la maison, nous avons décidé de l’inscrire dans une école Montessori.
Outre la pédagogie, j’y ai découvert à travers mes différentes rencontres, une façon nouvelle de voir la vie et le monde…
Quelqu’un m’a parlé un jour d’un livre à lire absolument : « Le concept du Continuum » que j’ai acheté et entamé rapidement.
Ce livre parle d’un peuple indien, les Yékénas, vivant heureux et paisibles dans la forêt amazonienne.

Je ne l’ai pas dévoré, non, au contraire, je l’ai lu petit bout par petit bout tant ce qu’il contenait me bouleversait, tant j’avais besoin de temps entre chaque lecture pour intégrer ce que j’avais lu.
Et puis un soir, j’ai senti qu’il se passait quelque chose en moi d’irréversible, et cela m’a stoppé dans ma lecture. Je n’osais pas lire la suite… Je savais que si je continuais, plus rien ne serait comme avant.
Et j’ai continué…
Je pense que toutes ces étapes étaient nécessaires, que la lecture unique de ce livre n’aurait pas suffit, mais il est arrivé au moment où j’étais prête à entendre le message qu’il contenait.
Et même si tout n’est pas transposable à notre mode vie civilisée, je pense qu’il y a vraiment des idées intéressantes à intégrer.
Il m’a redonné confiance en l’homme et plus particulièrement en l’enfant! Ma vision de l’éducation a été totalement ébranlée.
J’ai compris qu’un nouveau-né, un bébé puis un enfant, avait certes un besoin vital de ses parents mais surtout qu’il avait toutes les ressources nécessaires en lui pour bien grandir.
Un parent, en répondant à ses besoins (nourriture, sommeil… mais surtout AMOUR!) était surtout là pour accompagner son enfant dans cette découverte plutôt que de lui apprendre. (Apprendre à dormir, apprendre à marcher …)

Ce jour là, c’est un peu comme si je m’étais rendue compte, pour la première fois, que j’avais des œillères, insidieusement fabriquées par la télévision, l’école et certainement en partie par l’éducation que j’ai reçue (même si je n’en veux aucunement à mes parents que j’adore, je sais qu’ils ont toujours fait ce qu’ils pensaient être le mieux pour moi et j’ai reçu énormément d’amour!!)
Ces œillères, qui à travers mes lectures et rencontres étaient de plus en plus mises à mal, ce jour là ont volées en éclat!

Non je ne reviendrai pas en arrière, je continue mon cheminement, j’en apprends chaque jour un peu plus mais il me faut du temps…
Et si par l’un de mes billets je sème une petite graine, j’accompagne le temps d’une lecture une maman ou un papa dans son cheminement alors je sais qu’il n’aura pas été vain!

Il y a quelques temps je suis tombée sur cette vidéo édifiante : « Les immangeables : La vérité sur les bonbons » avec Corinne GOUGET

Même si je me doutais bien que les bonbons n’étaient pas la meilleure chose à manger pour un enfant (pour leur santé j’entends parce qu’à choisir entre un crocodile et un morceau de courgette, le choix est vite fait chez mes pitipouss ^^) je n’imaginais pas à quel point ils étaient bourrés d’additifs potentiellement dangereux pour la santé!

Un bonbon c’est quoi en fait :

– de la gélatine de porc ce qui rend le bonbon mou et élastique (en gros de la peau de cochon réduite en poudre, miammm)

– du sucre (et plus généralement du sirop de glucose-fructose, obtenu à partir d’amidon de Maïs, ce qui est encore pire car il a un pouvoir sucrant plus élevé que le saccharose et serait un facteur de risque cardiovasculaire en augmentant le taux de triglycérides sanguin)

– des colorants artificiels ( ex pour le bleu turquoise : E133, mais aussi du E104, E124 ….) potentiellement impliqué dans l’hyperactivité, l’asthme, les insomnies, l’urticaire, voir les cancers

(A noté qu’il est 4 fois plus dangereux lorsqu’il est associé au glutamate)

– et bien d’autres choses tout aussi charmantes…

Concernant l’hyperactivité, une expérience très intéressante a été effectuée dans une école en Australie. Pendant 2 semaines les enfants n’ont mangé que des aliments exempts d’additifs alimentaires potentiellement dangereux (colorants, exhausteurs de goût, conservateurs). La cantine et les parents ont joué le jeu! Les résultats sont assez bluffant! Des enfants plus attentifs, moins impulsifs, voir plus heureux?! Les enfants voient eux-même les changements, s’endorment plus facilement, semblent plus enclin à jouer ensemble  etc…

Voir la vidéo

Mais alors comment faire?

– Supprimer tous les bonbons de la bouche de nos enfants?

Chez nous les bonbons sont vraiment quelque chose que je limite au maximum, sans leur interdire non plus. Aux anniversaires par exemple, que ce soit chez nous ou chez les copains, je sais qu’ils en mangeront. A choisir je préfère leur proposer des chocolats bio si possible, on évite les colorants artificiels même si parfois on retrouve le fameux sirop de glucose-fructose.

– Faire ses propres sucreries, je n’ai jamais essayé… mais il parle dans la première vidéo d’une recette de sucette à base de miel et de mûres qui tâche la langue!!!! A tester d’urgence!!!

– leur proposer des fruits secs? possible selon les enfants, ma micropouss appelle ça des bonbons et les adore, ma minipouss n’aime pas du tout

Et si limiter les bonbons dans le quotidien de nos enfants suffisait à leur garantir de manger sainement, ce serait bien sûr trop facile! Car ces additifs alimentaires sont partout : plats préparés, boissons, gâteaux…

Je vais vous épargner la longue liste des additifs dangereux, très dangereux, voir très très dangereux… que j’ai déjà parcourue mille fois sans en retenir un seul. Mais par contre vous conseiller, si vous avez un smartphone, de télécharger une appli qui les répertorie. Je trouve ça très pratique, je l’ai toujours sur moi et ça me permet de vérifier rapidement un produit. (Sinon une petite fiche plastifiée qui liste les pires, à garder dans son sac à main!)

A force je vais bien finir par les retenir!!!!

Mercredi dernier j’ai assisté à un atelier d’Aromathérapie pour les maux de l’enfant. Jusqu’à présent j’utilisais très peu les huiles essentielles. J’en possédais 2 :

– le Tea Tree que j’utilise pour laver mes couches lavables mais aussi désinfecter la litière du chat et pour faire quelques produits ménagers

– le Citron pour les produits ménagers

Je n’aurais pas osé les utiliser dans d’autres cas, ne connaissant pas les contre-indications et aussi les utilisations possibles.

Pendant cet atelier j’ai vraiment découvert avec bonheur la multitude d’utilisations possibles des huiles essentielles, seules ou mélangées entre elle avec éventuellement une huile végétale.

Je ne vais pas vous raconter en détail tout ce que nous avons abordé mais juste quelques notions qui peut-être vous donneront envie de vous y intéresser également.

Les huiles essentielles sont utilisées depuis trèèèèèèèèès longtemps pour soigner différents maux. (40000 ans… rien que ça!) et de nombreuses études scientifiques ont prouvées leurs bienfaits, tant et si bien que je me demande pourquoi elles ne sont pas plus utilisées…

Une huile essentielle est appelée Huile mais ne possède pas de corps gras, elle est extraite par distillation.

Elle est souvent utilisée avec une huile végétale car elle ne se dilue pas dans l’eau.

Les huiles essentielles ont de nombreuses caractéristiques, chacune d’entre elles ayant ses propres utilisations possibles. Elles peuvent être antiseptique, antifongique, antibactérienne, antivirale, stimulante, expectorante, calmante, cicatrisante.

Nous nous sommes attardés sur certaines d’entre elles pour savoir comment les utiliser (et surtout à quelles doses) chez l’enfant.

Attention! certaines HE sont déconseillées chez la femme enceinte, chez les tout petits et il est conseillé de toujours la tester dans le pli du coup d’un enfant avant utilisation.

Suite à cet atelier j’ai choisi d’acheter quelques unes d’entre elles (en plus de celles que j’avais à la maison) et qui sont non dermo-caustiques et très douces donc bien adaptée à l’enfant :

– la lavande vraie : antiseptique, brûlure, sédative, antiparasitaire

– le ravinstara : antiviral, stimulant immunitaire

– l’eucalyptus radié : antibactérien

– le petit grain bigarade : relaxante, fatigue nerveuse, stress, antispasmodique (colique nourrisson)

– la mandarine : digestive, relaxante, antispasmodique, carminative

Attention, il faut réellement un support (livre, recommandations lors d’un atelier…) avant de se lancer. Les HE sont comme un médicament et peuvent être dangereuses en surdose! Il faut bien sur les garder hors de portée des enfants!

Si vous souhaitez en acheter vérifiez bien qu’elle soit 100% naturelle (pas de synthèse, car ces dernières contiennent beaucoup moins de molécules actives), 100% pure, 100% intégrale (distillation complète)

Le soir même j’ai testé en massage de pied sur Monsieurpouss qui sentait le rhume arriver, et n’en voulait surtout pas sur les bronches à cause de l’odeur qu’il n’apprécie guère… Le lendemain il se sentait mieux! (mais n’allez pas lui dire que c’est grâce à ça!!)

Je vais essayer sur mes pitipouss rapidement, surtout micropouss qui enchaine en ce moment les bronchites.

Pour aller plus loin, un livre qui semble très bien fait (que je n’ai pas encore reçu mais feuilleté pendant l’atelier) ici.

Si vous avez l’occasion de vous rendre à un atelier, surtout n’hésitez pas!!

Sur les conseils d’une amie, j’ai testé la microkinésithérapie pour micropouss qui se réveillait beaucoup la nuit.

Je ne connaissais pas du tout cette discipline et j’avoue que j’étais réellement sceptique quand à ses effets possibles et bénéfiques. (Et je ne parle pas du papa qui se demande encore si je suis allée voir une voyante-astrologue-rebouteuse…) Mais quand toutes les autres options ont été tentés, on tente le tout pour le tout et ça ne coute rien d’essayer (enfin si, le coût d’une séance est entre 40€ et 60€ kémême….)

En fait la microkinésithérapie, c’est quoi?

Notre corps sait répondre à tout un tas d’agressions extérieures qu’elles soient émotionnelles, environnementales, traumatiques…. Il va selon le cas, s’adapter, se corriger, se réparer. Cependant parfois l’agression est telle qu’elle va laisser une cicatrice : la vitalité du tissu corporel concerné va être altérée (Voir le site spécialisé sur la microkiné ICI). Cela peut entraîner des effets gênants et se manifester de différentes façons.

Pour « effacer » ses cicatrices, la microkinésithérapie va, grâce aux mains de son praticien, stimuler les différents tissus pour qu’ils s’auto-corrigent. Et le plus incroyable, c’est qu’elle arrive à dater les événements traumatisants au jour près!!!

Comment se passe une séance?

Le patient s’allonge et le microkiné palpe (délicatement hein) avec ses 2 mains les différentes parties du corps. Il identifie les parties lésées, chacune correspondant à un type de traumatisme, et va alors la stimuler pour réinformer le corps de la présence de la cicatrice (et oh t’as pas oublié de la réparer celle là!) pour qu’il s’auto-corrige.

Du coup en général les jours suivants, on se sent fatigué (voir insupportable du côté des parents quand il s’agit d’un minipouss qui a fait la séance) et on nous conseille de bien boire pour favoriser l’élimination.

Comment ça s’est passé pour micropouss?

Elle n’a pas été très coopérative, (elle avait 13 mois) et se demandait bien ce qu’on était en train de lui faire. Malgré tout la microkiné qui s’est occupé d’elle a réussi à repérer différents traumatismes (déjà à son âge!!) qui pouvaient éventuellement expliquer son sommeil agité. Là où j’ai été complètement bluffée c’est qu’elle a daté au jour près (oui je me répète m’enfin quand même!!!) la date d’un traumatisme immense d’abandon qu’à ressenti ma micropouss, c’est à dire le jour où je l’ai laissée la première fois seule chez sa nounou (et où ça s’est TRES mal passé)

Je suis rentrée confiante et presque illuminée en me demandant pourquoi je n’y avais pas été plus tôt! Les premiers jours suivants la séance, micropouss n’a absolument pas parue fatiguée, énervée, pénible ou que sais-je encore mais on m’avait prévenue que ça pouvait passer inaperçu. Alors j’ai attendu (les effets peuvent mettre un mois à se manifester), attendu…. et attendu encore et les nuits sans réveil ne sont jamais venues… (enfin si mais 1 an plus tard, je pense donc que ça n’était pas lié hein ^^)

Je suis donc restée dubitative sur les effets de réparation même si j’avais été convaincue par l’idée de ces cicatrices qu’on garde en nous.

J’ai réitéré l’expérience pour minipouss qui depuis plusieurs mois avait développé une angoisse à manger des choses qu’elle n’aimait pas ou ne connaissait pas.

Comment ça s’est passé pour minipouss?

La séance s’est très bien passée (elle avait 5 ans). Elle s’est laissée faire et paraissait zen pendant la manipulation. La microkiné n’a rien trouvé lié à la nourriture mais plus dans l’émotionnel.

Je suis rentrée plutôt perplexe, me demandant si j’avais un lien avec ses problèmes de nourriture… (j’en ai eu également étant enfant et j’avais vraiment à coeur que mes enfants aient un rapport sain avec la nourriture). Les jours suivants ont été très difficiles. Minipouss était transformée, insupportable presque insolente, répondant systématiquement NON (et violemment) à toutes nos demandes. Je ne savais pas ce qu’il se passait mais indéniablement il se passait quelque chose. Et puis ça s’est calmé, et elle m’a paru vraiment plus calme, je dirais presque grandie, comparé à avant la séance. J’ai eu l’impression qu’elle avait passé une étape. Mais rien par rapport à la nourriture. Jusqu’au jour (1 mois plus tard) où elle m’a demandé de faire des pâtes à la bolognaise (chose qu’elle avait toujours refusé de goûter), qu’elle a voulu d’elle même boire dans mon smoothie kiwi banane (et elle a aimé ça en plus) et même voulu acheté des choux de bruxelles!!! (goûté et apprécié)

Alors je ne dis pas qu’elle goûte tout et tout le temps, qu’elle aime tout ce qu’elle goûte mais il y a vraiment une différence entre avant et maintenant . Elle ne semble plus bloquée, figée à ce qu’elle aime ou non et c’est encourageant pour la suite!

ICI vous pourrez lire d’autres témoignages.

Et si vous cherchez un microkiné pres de chez vous c’est par .

J’ai entendu parler de la diversification menée par l’enfant avant la naissance de micropouss. Je suis tombée sur ce site très intéressant qui donne des informations très complètes et rassurantes sur ce type de diversification alimentaire.

Pour minipouss je ne connaissais pas encore, j’avais choisi de préparer moi même ses purées avec le babycook (j’ai maintenant le double et je m’en sers encore quotidiennement pour cuire rapidement quelques légumes à la vapeur!) car même si je sais qu’il y a une grande vigilance sur ce type de produits, je n’arrivais pas à trouver de petits pots sans pomme de terre par exemple (sauf les carottes) alors que ma pédiatre me disait de l’introduire graduellement. Pendant mes études de bio, on m’avait parlé aussi de la constante augmentation des allergies alimentaires qui semblaient liées au fait qu’on introduisait trop tôt des aliments variés à nos enfants. Je préférais donc pouvoir choisir ce que ma fille allait manger. Et puis si vous avez déjà goûter les petits pots (particulièrement le haricot vert), je trouve qu’on ne retrouve pas du tout le goût de l’aliment.

Par contre je réduisais tout en purée, ça ne me serait pas venu à l’esprit de faire autrement d’ailleurs… Elle n’avait pas de dents (et les a eu tard, vers 1 an) et j’aurais eu l’impression d’être une mère indigne si je lui avais proposé de vrais morceaux de fruits ou de légumes. J’aurais eu bien trop peur qu’elle s’étouffe.

Le passage au solide s’est plutôt bien passé, elle a continué à manger des repas légumes-féculents-viande, elle n’a vraiment pas de problème à manger des légumes même si je pense qu’elle souffre de néophobie (comme je l’ai évoqué ici et cela semble vraiment s’améliorer).

Pour micropouss, j’ai eu envie de tester car elle a paru très vite attirée par ce que l’on mangeait mais lorsque je lui proposais un purée de légumes, elle n’en voulait pas. Elle voulait manger comme nous. J’ai donc essayé de lui donner des légumes bien cuits, suivant ce que nous avions dans notre assiette et en fonction du calendrier d’introduction trouvé ici.

Mais en fait c’est quoi la diversification menée par l’enfant?

« Une alimentation autonome, pour laquelle l’initiative est laissée au bébé. »

En gros proposer à l’enfant une nourriture solide adaptée à son âge (à partir de 6 mois), le laisser la découvrir (et oui votre sol aussi va découvrir tout ça dans un rayon d’au moins 1m² sous la chaise de votre pitipouss) et respecter ses demandes. Un bébé sait en effet quand il a faim et il sait bien nous le faire comprendre (quand il veut téter ou prendre son bibi). De la même façon il connait ses besoins et c’est son corps qui réclame un féculent, un légume, une vitamine…. (bon au moins jusqu’à ce qu’il goûte le chocolat car après ça, il doit confondre besoin et plaisir ou alors mes filles ont un besoin SURDIMENSIONNE de magnésium)

Micropouss a vraiment adhéré. Elle a gouté à tout ce qu’on lui proposait, a jeté, craché, redemandé, dévoré… Et elle a presque toujours manger solide. Chez sa nounou par contre je donnais des purées car cela me semblait plus pratique pour elle (et pour son carrelage brillant) mais dès que micropouss a mieux maîtrisé tout ça, on est passé au solide aussi sous les yeux médusés de la nounou qui n’en revenait de la voir manger comme ça de tout.

Une des vraies différences que j’ai remarqué entre mes pitipouss c’est que la 2ème peut me demander des pâtes au petit déjeuner sans problème! Ou manger le dessert avant le repas voir même manger son repas, puis le dessert, puis la fin de son assiette.

On respecte ses demandes même si ça nous surprend toujours, tant nous n’avons pas l’habitude de faire comme ça pour nous… Mais je me dis qu’elle sait écouter ses besoins et je ne veux surtout pas lui enlever ça!!

Alors oui, les repas peuvent durer plus longtemps, le temps de ménage postprandial est certes plus long mais à côté de ça je n’ai jamais eu à donner la becquée à ma fille!!! Depuis qu’elle mange solide, elle est à table avec nous et gère seule son repas, et ça c’est vraiment TOP!

Concernant les angoisses que j’avais par rapport à l’étouffement, j’étais plutôt rassurée à lisant cela et je l’ai été totalement plus tard en voyant que ma fille gérait sans problème lorsqu’un aliment passait de travers. L’enfant, jusqu’à ses 1 an, a un réflexe de régurgitation très prononcé et si l’aliment n’est pas assez mâché, il va le renvoyer vers l’avant. Notre micropouss l’a fait plusieurs fois au début. Dans ce cas, il ne faut pas intervenir. Si vous lui enfiler le doigt dans la bouche dès que vous voyez que ça semble ne pas passer, son réflexe ne pourra pas fonctionner. Inversement si vous voyez qu’il n’a pas l’air de s’en sortir tout seul, ne le laissez pas s’étouffer quand même!!! Cela dit je pense que ça ne doit pas arriver, en tout cas chez nous ça s’est bien passé et même si je comprends tout à fait que certaines personnes ne se sentent pas capable de prendre le risque, je pense qu’il faut savoir faire confiance en son enfant et à ses capacités.

Et puis il faut bien sûr respecter certaines règles. L’enfant doit être correctement installé et bien droit et c’est lui qui doit mettre les aliments à la bouche. S’il n’arrive pas à les saisir, c’est aussi qu’il n’est pas prêt à les manger…

Je n’aime pas ce mot « caprice », je trouve qu’il sous entend que ce que veut l’enfant est une broutille sans intêret qui n’a pas lieu d’être, que ce qu’il veut à cet instant ne mérite pas qu’on s’y attarde, voir pire que cela mérite une réprimande ou une punition. Et c’est peut-être vrai, pour nous parents, qui ne comprenons pas pourquoi notre minipouss veut ABSOLUMENT qu’on l’attende pour descendre les escaliers, pourquoi notre micropouss ne pourra sortir sans son bonnet sur la tête en pleine été…. Mais je crois que pour eux, à ce moment là, c’est important. Et je me suis aperçue que je ne cédais pas à un caprice, mais plutôt que j’accompagnais mon enfant dans ses désirs, lorsque, même si cela ne semblait avoir aucun sens pour moi, j’accédais à leur étrange demande.

Et le plus beau dans tout ça c’est que ça prend beaucoup moins de temps de mettre un bonnet sur la tête que de gérer une crise de hurlements! Et ce lâcher prise est bénéfique pour moi aussi, même si je ressens encore souvent cette pression, ce petit diablotin sur mon épaule qui me dit « Elle fait ce qu’elle veut de toi hahahaha », je ne pense réellement pas que ce soit le cas.

Cela ne veut pas dire que je les laisse tout faire ou décider de tout. Si j’écoute leurs besoins, j’écoute aussi les miens! Et si je n’ai pas le temps de leur dessiner un Totoro avant qu’elles ne partent à l’école (et oui ça sent le vécu) ou si l’une d’entre elle veut partir en nu-pied à l’école par -10°, je ne vais pas les laisser faire. Mais dans ce cas, (en tout cas quand le timing et mon état de patience le permettent) je ne leur dis pas : « Mais c’est n’importe quoi cette idée, ça ne rime à rien, tu vas faire comme je te dis et puis c’est toutttttttttt » mais plutôt : « Tu as très envie de mettre ces chaussures, c’est vrai qu’elles sont jolies, tu pourras les mettre à notre retour si tu veux, mais là il faut froid dehors, alors on va mettre tes bottes ». En général ça se passe mieux même s’il est rare qu’elles me disent : « Bien sûr maman, tu as raison, mais où avais-je la tête », le fait d’avoir été entendue et d’avoir une alternative, leur permet de passer plus facilement à la suite.

J’ai lu quelque part « Un enfant en crise est un enfant en détresse. »
Et cela m’aide beaucoup dans les moments de crise, pas pour trouver un moyen de la régler, mais pour l’accepter et ne pas l’envenimer.

Ma première fille était un gros poupon tout rond, plein de recoins à bisous. Elle dormait beaucoup et était très calme. Elle a réussi à se retourner très tard et n’a jamais fait de 4 pattes, elle s’est mise à marcher à 13 mois directement sur ses 2 pieds. Ma maman m’avait raconté que moi et mon frère nous avions fait la même chose, ça ne m’inquiétait absolument pas. Jusqu’au jour où j’ai entendu dire que la marche à 4 pattes était une étape nécessaire et utile à l’enfant pour son développement moteur (équilibre, coordination des mains et des pieds), mais aussi son développement intellectuel et cela a piqué ma curiosité! Ma fille était elle anormale? Et moi alors? Pourquoi n’avait-elle jamais fait de 4 pattes? Est-ce pour cela qu’elle était si peu à l’aise pour courir, monter les escaliers? Est-ce que tout cela avait une lien? Et serait-ce la raison pour laquelle moi, alias Bambi, je manquais tellement d’équilibre et n’ai jamais réussi à connaître ma droite et ma gauche??

Je me suis donc intéressée à cela de plus près et j’en ai appris d’avantage grâce aux travaux d’Emmi Pikler, pédiatre hongroise, sur la motricité libre. Et j’ai découvert certaines idées, je dirais presque aujourd’hui certaines évidences, qui ne m’étaient jamais venues à l’esprit avant. Lorsque ma fille n’étais pas dans mes bras ou dans l’écharpe, elle était soit dans un transat, soit dans un parc ensevelie de coussins, jouets, mobiles etc… Et je pensais bien faire, lui apporter ce dont elle avait besoin pour s’éveiller, s’amuser…

Aujourd’hui je pense réellement que ça a été un frein dans son développement. Ma deuxième fille, pour laquelle j’ai testé la motricité libre, est une crevette toute menue qui bouge beaucoup. Elle n’ont pas le même tempérament et donc il est difficile de faire réellement une comparaison mais leur développement a été complètement différent! J’ai troqué le parc contre une peau d’agneau et le transat était réservé à quelques moments dans la journée. Je ne l’ai jamais assise calée entre 2 coussins avant qu’elle ne sache le faire d’elle même. Et j’ai vraiment pu observer jour après jour les étapes décrites dans le tableau d’Emmi Pikler. Je me souviens de ce jour incroyable où elle a réussi à sortir seule du salon pour la première fois à quatre pattes (et se diriger directement vers les croquettes du chat!). Cette nouvelle liberté était pour elle une joie immense!

Tous les enfants sont bien entendus différents et n’ont pas forcémement de problèmes d’équilibre ou autre parce qu’on les a assis très tôt ou qu’on les a fait marcher les bras en l’air pour leur apprendre à marcher, mais je pense réellement que pour ma fille cela aurait été bénéfique de lui laisser cette liberté!