Caprices d’enfant, incompréhension de parents

Je n’aime pas ce mot « caprice », je trouve qu’il sous entend que ce que veut l’enfant est une broutille sans intêret qui n’a pas lieu d’être, que ce qu’il veut à cet instant ne mérite pas qu’on s’y attarde, voir pire que cela mérite une réprimande ou une punition. Et c’est peut-être vrai, pour nous parents, qui ne comprenons pas pourquoi notre minipouss veut ABSOLUMENT qu’on l’attende pour descendre les escaliers, pourquoi notre micropouss ne pourra sortir sans son bonnet sur la tête en pleine été…. Mais je crois que pour eux, à ce moment là, c’est important. Et je me suis aperçue que je ne cédais pas à un caprice, mais plutôt que j’accompagnais mon enfant dans ses désirs, lorsque, même si cela ne semblait avoir aucun sens pour moi, j’accédais à leur étrange demande.

Et le plus beau dans tout ça c’est que ça prend beaucoup moins de temps de mettre un bonnet sur la tête que de gérer une crise de hurlements! Et ce lâcher prise est bénéfique pour moi aussi, même si je ressens encore souvent cette pression, ce petit diablotin sur mon épaule qui me dit « Elle fait ce qu’elle veut de toi hahahaha », je ne pense réellement pas que ce soit le cas.

Cela ne veut pas dire que je les laisse tout faire ou décider de tout. Si j’écoute leurs besoins, j’écoute aussi les miens! Et si je n’ai pas le temps de leur dessiner un Totoro avant qu’elles ne partent à l’école (et oui ça sent le vécu) ou si l’une d’entre elle veut partir en nu-pied à l’école par -10°, je ne vais pas les laisser faire. Mais dans ce cas, (en tout cas quand le timing et mon état de patience le permettent) je ne leur dis pas : « Mais c’est n’importe quoi cette idée, ça ne rime à rien, tu vas faire comme je te dis et puis c’est toutttttttttt » mais plutôt : « Tu as très envie de mettre ces chaussures, c’est vrai qu’elles sont jolies, tu pourras les mettre à notre retour si tu veux, mais là il faut froid dehors, alors on va mettre tes bottes ». En général ça se passe mieux même s’il est rare qu’elles me disent : « Bien sûr maman, tu as raison, mais où avais-je la tête », le fait d’avoir été entendue et d’avoir une alternative, leur permet de passer plus facilement à la suite.

J’ai lu quelque part « Un enfant en crise est un enfant en détresse. »
Et cela m’aide beaucoup dans les moments de crise, pas pour trouver un moyen de la régler, mais pour l’accepter et ne pas l’envenimer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *