Aujourd’hui pour les rendez-vous de l’enfance nous allons parler Télé!

Lorsque j’étais enfant, nous avions, comme beaucoup, la télévision à la maison. Je ne me rappelle pas vraiment d’avoir eu d’interdit ou de « durée limitée » mais je me suis rendue compte que je n’en abusais vraiment pas.
Un jour j’ai découvert que plusieurs de mes amis regardaient la télévision le matin avant d’aller à l’école! Je trouvais ça incroyable qu’ils aient le temps de le faire!
Nous n’avions pas de télévision dans la cuisine donc elle n’était jamais allumée le temps du repas. En fait elle était allumée tous les soirs après manger.
C’était vraiment une habitude je pense. Petits nous allions nous coucher avant le film du soir. Puis plus grand, nous y allions après.

Lorsque j’ai quitté la maison et que je me suis retrouvée seule dans un appartement pendant mes études, la télé est devenue une amie, une présence, qui faisait du bruit et donnait un peu de vie lorsque mes amies n’étaient pas là.
C’était vraiment une compagnie!

Et quand j’ai rencontré papapouss j’ai trouvé cela incroyable qu’il n’ait pas de télévision. Je me demandais comment il pouvait occuper ces soirées. Comment il faisait pour supporter ce calme, ce silence!
J’ai compris que dès qu’elle était allumée, il était totalement happé par cette dernière et n’était plus capable de faire autre chose.

Nous avons emménagé ensemble et ma télé nous a suivi. Mais elle marchait de moins en moins. Et puis je n’ai plus eu le temps de l’allumer… La naissance de minipouss puis de micropouss m’occupait bien trop pour trouver un moment pour la regarder.

Aujourd’hui nous avons un téléviseur mais nous ne recevons pas la télévision. C’est arrivé comme ça petit à petit mais c’est également un choix notamment pour les filles. Elles ont des DVD qu’elles regardent de temps en temps mais elles ne regardent jamais la télé « en live ». Cela les protège, à mon sens, des pubs et bourrages de crâne (surtout pendant les fêtes) et aussi des programmes que l’on regarde pour s’occuper sans y prêter vraiment attention.

Je préfère tellement qu’elle profite de leur temps libre pour bricoler, jouer dans le jardin, cuisiner, s’ennuyer un peu aussi…

Et je vois tout de suite un changement de comportement si elles ont abusé de la télé/tablette/DVD…
La première chose qui est impressionnante c’est l’addiction!! Plus elles regardent moins elles ont envie d’arrêter!
Et puis bien souvent elles sont plus énervées, moins concentrées, un peu absente même…

Je me souviens d’une période où minipouss était encore petite et un rituel s’était installé. Tous les soirs elles regardaient des épisodes de Trotro pendant que je préparais à manger. Au bout des quelques temps elle s’était mise à parler « Trotro », jouer « Trotro », avoir le comportement de « Trotro ». J’avais une mini Trotro à la maison!!
Depuis plus de rendez-vous systématique…

Ca ne nous empêche pas de se prendre un film ou dessin animé adapté à leurs âges à la médiathèque et on se fait une soirée DVD tous les 4!
Les filles adorent! Et nous aussi!

Ca ne nous met pas à l’abri non plus des sacs/porte-monnaie/crayon/culotte Reine des neiges, déguisements de princesses, couronne et souliers de verre et encore moins des Délivréééééééééééééée, Libéréééééééééééééééééééée, Je ne mentirai plus jamaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!
Mais ça laisse de la place aussi pour autre chose!

Et puis lorsque des amis viennent manger à la maison, ils nous arrivent « d’utiliser » cette arme redoutable pour se donner un bon moment de tranquillité entre nous s’ils sont trop énervés/fatigués pour jouer ensemble tranquillement! Ça n’est bien sur pas idéal mais cela reste très ponctuel!

Et vous comment ça se passe chez vous avec vos pitipouss?

Aujourd’hui les Rendez-vous de l’enfance ont pour thème l’arrivée d’un nouveau bébé dans la maison! C’est un thème qui me parle particulièrement et écrire ces quelques lignes a fait ressurgir en moi des souvenirs plutôt douloureux! Je partage ici avec vous comment s’est passé cette première rencontre entre mes 2 pitipouss

 

Lorsque j’étais enceinte de micropouss, j’ai essayé de parler régulièrement à minipouss (qui avait alors 2 ans) de ce qui se passait dans mon ventre.
Mais jamais elle n’a semblé s’intéresser à ce que je lui racontais. Je ne sais pas si c’était trop abstrait pour elle mais elle n’a jamais posé de questions sur ce ventre qui poussait, sur ce lit qu’on préparait, sur ses petits habits qu’on lavait.

Je lui avais acheté ce livre que je trouvais bien fait sur la question (Il y a une maison dans ma maman de Giles Andreae). Je lui ai lu de temps en temps mais elle ne le demandait jamais.
Ça m’inquiétait un peu et je me demandais si elle était juste trop petite pour bien comprendre ou si elle n’avait pas envie d’entendre ce que je lui disais.

Et puis le jour J est arrivé (ou plutôt la nuit N ^^), je précise que c’était la nuit car je pense que le jour, les choses se seraient passées différemment.
Mes parents, (qui habitent principalement dans le Sud mais qui ont également gardé leur maison à 1h de chez moi) était remonté en Lorraine depuis quelques jours déjà pour pouvoir être disponible pour s’occuper de minipouss le jour là.
Ils devaient venir à la maison pour ne pas trop la perturber (voir la laisser dormir si cela se passait la nuit)
Tout était prévu et j’étais plutôt Zen jusqu’à ce qu’ils se voient offrir des billets pour le match d’une finale de Rugby à Paris pour le WE suivant. Mon papa étant un grand GRAND fan (et ma maman l’étant devenue ^^), même si cela m’angoissait un peu (et que je maudissait celui qui leur avait offert!!!) je me suis dit que je n’aurais vraiment pas de bol d’accoucher ce jour là et puis j’avais toujours la possibilité de demander à mes beaux-parents (qui habitent à 1 heure de route également).
Je devais juste ne pas accoucher ce samedi là!

Et c’est bien sûr ce samedi là que ma micro s’est dit qu’il était grand temps de pointer le bout de son nez!

Et à 23h30 c’est mieux qu’en pleine journée.

Et en rompant la poche des eaux, c’est plus rigolo comme ça on a pas trop le temps de se préparer!

J’avais donc une heure pour arriver à la maternité.
Il fallait dont prévenir mes beaux-parents et comme ils avaient une heure de route + le temps de se préparer (la nuit donc, faut se rhabiller, si possible éviter le brushing, le casse-croute….^^) + le temps d’aller à la maternité (1/2 heure pour nous) je ne me voyais pas de les attendre à la maison. On a donc décidé de « réveiller » minipouss, partir à la mat’ avec elle et les rejoindre là-bas.

Déjà là je sentais que tout ne se passerait pas comme je l’avais souhaité.
Car j’avais beaucoup pensé à cette première rencontre entre minipous et micropouss, j’avais envie que ce moment soit doux, calme, particulier…
Je savais bien que ce serait une épreuve, le jour où toutes ces choses dont on lui avait parlé deviendrait réel, concret, tétant et hurlant !
Alors j’avais pensé qu’on aurait pu être tous les 4 pour ce moment là. Juste nous! Pour lui présenter sa petite sœur qui allait partager notre nouvelle vie à 4!

Je suis donc rentrer aux urgences de la maternité seule pendant que papapouss restait avec mini dans la voiture en attendant ses parents. Mes beaux-parents ont alors préféré rentrer avec minipouss chez eux plutôt que de rentrer chez nous.
Les contractions sont arrivées très vite, et j’étais seule pour les gérer pendant quelques minutes interminables. Ça n’était pas horriblement douloureux mais j’avais envie que papapouss soit avec moi pour vivre ce moment là. J’avais BESOIN que papapouss soit avec moi!
Il est arrivé, enfin! Et 2 heures à peine plus tard ma merveille était là!

Mes parents sont venus directement de Paris nous voir l’après-midi qui a suivi, mes beaux-parents sont arrivés peu de temps après. Nous étions donc 8 dans ma toute petite chambre lorsque mini et micro ont fait connaissance! Dans le bruit et les rires, les cadeaux et les blagues…
Qui ne font pas rire du tout minipouss… Dans son habit de coccinelle que mamie lui a acheté pour qu’elle ne soit pas oubliée, ma petite chérie a le sourire triste. Aujourd’hui encore écrire ces lignes me brise le cœur tant j’aurais voulu que ça se passe autrement.
Et Papi qui lui dit pour la taquiner qu’il va partir avec micropouss plutôt et la laisser là, non ça ne la fait pas rire du tout. Et moi non plus…
J’aurais dû faire sortir tout le monde pour qu’on reste tous les 4, j’aurais dû imposer mes choix sans me sentir coupable de quoi que ce soit, mais je ne l’ai pas fait. Écrasée par cette pression de ne pas vouloir blesser ou vexer les grands, j’ai blessé ma fille…

Est-ce que cela a influencé les semaines qui ont suivi? Je ne sais pas, mais en tout cas je suis certaine que ça n’a pas aidé.
Car minipouss a réagit violemment à la naissance de sa sœur. Notre petite puce adorable et calme s’est transformée en un volcan prêt à exploser à chaque instant.
Cela a été aussi inattendu que brutal pour nous (aussi brutal certainement que l’arrivée de ce bébé à la maison pour elle)
Elle n’avait aucune animosité envers sa sœur mais tout était devenu compliqué avec nous. Elle était en perpétuel conflit. Avait des besoins qui nous semblaient incompréhensibles (Par exemple, elle se mettait à hurler si on ne l’attendait pas pour descendre les escaliers!)
Cela a été vraiment dur pour nous car d’une part nous ne savions pas comment réagir, d’autre part nous comprenions que notre minipouss souffrait et que c’était sa façon de nous l’exprimer.
Nous avons choisi de l’accompagner, de la rassurer, de répondre à ses besoins (en l’attendant effectivement pour descendre les escaliers pour reprendre cet exemple) et tout doucement cela s’est apaisé. Je crois qu’elle avait besoin de repères et de savoir que nous étions toujours là pour elle.

Alors aujourd’hui, même s’il y a parfois de la jalousie entre elles (« Tu t’occupes plus d’elle que de moi!!! », « C’est mon tour d’être à côté de toi!!!!! ») ou des chamailleries (« Non moi je veux le bol rose!!! », « Mais je l’avais vu en premier!!!!! ») j’adore regarder leur complicité s’étoffer un peu plus chaque jour.

Cette semaine elles sont séparées car l’une d’entre elles est chez ses grand-parents pour les vacances.
Elles veulent se parler au téléphone, se font des dessins, pensent l’une à l’autre et attendent impatiemment le moment de se retrouver!
Et mon cœur de maman frise l’explosion de bonheur quand ma micropouss de bientôt 3 ans me dit : « Maman, Merci de m’avoir fait une grande sœur! »

Après les produits ménagers, voici une petite recette d’après-shampoing!

J’ai vu dernièrement sur de nombreux blogs la fameuse méthode du NO-POO ou comment ne plus se laver les cheveux avec du shampoing. L’idée est attrayante mais j’avoue ne pas avoir encore sauté le pas!
Par contre j’ai revue ma façon d’acheter des produits de beauté, en particulier le shampoing, que j’achète maintenant BIO, en bouteille d’un litre et sans sulfate (et que j’applique avec parcimonie).
Alors je n’ai pas eu soudainement des cheveux magnifiques, épais aux boucles parfaites mais j’ai vu très rapidement une grande différence.

Mes cheveux graissent moins vite et sont plus brillants.

 

Je suis passée d’un shampoing tous les 2 jours à 2 shampoings par semaine au maximum et déjà là je suis contente du résultat car ça prend moins de temps, moins d’argent et ça pollue forcément moins aussi.
Et puis j’ai lu un article de Clémentine la mandarine sur son après-shampoing maison et ça m’a paru tellement simple à essayer que je n’ai pas résisté.
Un peu de vinaigre, quelques pelures d’agrumes, de l’eau, je mélange et miracle! Mes cheveux sont doux et se démêlent sans problème. Sincèrement je suis bluffée par le résultat. J’utilisais de temps en temps l’après-shampoing démêlant Ultra Garnier à l’huile d’avocat (sans sulfate aussi) mais là le résultat sur mes cheveux est encore meilleur!

La recette pour une utilisation :

– 10 ml de vinaigre blanc (j’ai pris du vinaigre de pomme dans lequel on peut mettre aussi quelques pelures d’orange, clémentine, citron… pendant 15 jours. C’est facultatif mais plus agréable niveau odeur!)
– 50 ml d’eau chaude

Après le shampoing, verser la préparation des racines vers les pointes. Laisser agir quelques minutes (le temps de se laver le corps par exemple) et rincer légèrement.

On peut faire le mélange à l’avance dans une grande bouteille mais ça implique que le mélange soit froid quand on l’applique. Du coup je préfère avoir une bouteille de vinaigre, un verre gradué (qu’il me restait des petits pots que je faisais à ma minipouss).
Je verse 10ml de vinaigre avant ma douche. Et au moment de faire l’après-shampoing je rajoute 50ml d’eau chaude.

Rapide, efficace, économique, écologique! j’adore!!

Et vous, vous avez des recettes de cosmétiques maison?

adore les réflexions parfois hilarantes de mes pitipouss ou leurs réactions à certaines situations. Quand je retrouve mon carnet (que je perds régulièrement d’ailleurs) je note ces petites phrases ou situations qui m’ont faire rire et dont j’aime me souvenir.
Je me suis dit qu’il pouvait être sympa de les partager ici et que ça me permettrait en plus de les regrouper quelque part facilement. Voici comment j’ai donc créé 2 nouvelles rubriques « Pitipouss a fait » et « Pitipouss a dit » que je remplirai au fil des aventures de mes filles.

Aujourd’hui je vous raconte une petite anecdote vécue la semaine dernière et qui, une fois de plus, m’a fait me rendre compte à quel point le langage (et comment on l’utilise) peut être important, d’autant plus avec des enfants.
J’utilise au maximum la formulation positive (comme je vous en parlais ICI) et donc la semaine dernière, un matin d’école, nous sommes comme d’habitude à la bourre et les pitipouss sont en train de déjeuner.

Voyant l’heure qui se rapproche inéluctablement du moment où arriver à l’heure semble aussi plausible que partir coiffée-habillée-débarbouillée-dents-lavées… je leur dis :

« Allez allez on accélère »

A ce moment là Micropouss est en train de remuer délicatement ses céréales pour qu’elles soient « toumou » et à la seconde suivant ma remarque elle se met à remuer son lait telle une hélice d’hélicoptère.
Vu l’ampleur du résultat j’ai d’abord failli m’étrangler avec ma cracotte et puis j’ai compris : C’est moi qui lui avait demandé!!!

Faire des phrases courtes, OUI, mais qui explique clairement ce que l’on attend d’eux!!! La prochaine fois je serai plus précise ^^

Et vous, vous avez des anecdotes à partager sur le pouvoir des mots??

Ce mois-ci les rendez-vous de l’enfance ont comme thème « La colère de nos enfants« .

De la même façon que pour les caprices, je n’aime pas trop l’expression « faire une colère ». En fait « Être en colère » me paraît plus juste.
Oui souvent nos enfants sont en colère. Ils peuvent avoir mille raisons pour cela et je me suis rendue compte à quel point on leur imposait de choses et comme ce devait être difficile pour eux de se plier à nos règles, nos exigences ou nos envies!
« Dépêche toi, on va être en retard » « Non pas cette robe, on est encore en hiver » « Pas de dessert avant le repas » « Viens te coiffer » « Mets ton écharpe » « Fais un bisous à Mamie »…. je pourrais en écrire des pages…
Alors que parfois, surtout quand un de leur besoin n’est pas satisfait (faim, fatigue, besoin de câlins…), nos pitipouss se révoltent et se font entendre ça me parait plutôt normal.

Et même si bien souvent ce qu’on leur demande c’est avant tout dans leur intérêt, je pense qu’il est vraiment important, quand on en a l’occasion, de les laisser prendre leur décision aussi.
Leur laisser faire des choix, écouter leur demande, trouver des compromis.

Et puis au final je crois qu’il faut aussi lâcher du lest.

Manger son dessert avant le repas, est-ce vraiment si grave? Nous avons des conventions et des habitudes mais pourquoi forcément les imposer systématiquement à la maison.

Chez nous micropouss (2 ans et demi) mange parfois son dessert avant le repas. Elle sait alors qu’elle n’en aura pas d’autre après (c’est le risque ^^) et , pour elle en tout cas, ça ne l’empêchera pas de finir son repas en entier.

Dans la même idée, minipouss (5 ans et demi) choisit ses vêtements toute seule. Je l’aiguille si son choix n’est pas en adéquation avec le temps qu’il fait mais si elle veut mettre une jupe verte à pois avec un pull rayé violet, pourquoi pas? Parfois je lui donne mon avis mais je ne lui impose rien et elle s’en sort très bien.

Alors ça ne les empêche pas de s’énerver parfois mais je pense que ça limite le nombre de fois (et c’est déjà pas mal hein ^^).

Accompagner la colère de son enfant

Quand une de mes pitipouss se met en colère, j’essaye tout d’abord de mettre des mots sur ce qu’elle ressent. En fonction de ce qui s’est passé avant, je cherche avec elle comment elle se sent.
« Tu te sens triste car tu avais envie que ton amie vienne à la maison mais que ce n’est pas possible » ou « Tu es en colère car ta sœur a gribouillé sur ton dessin » ou encore « Tu es déçue car tu voulais manger tes gâteaux préférés et qu’il n’y en a plus »
Bref, plutôt que de nier ce qu’elle ressent avec cette phrase habituelle « Mais enfin ce n’est pas grave!! », j’écoute ce qui ne va pas car je trouve cela vraiment important qu’elle puisse d’une part reconnaitre ses émotions et d’autre part qu’elle sache les exprimer.

Et parfois, juste pouvoir le dire à une oreille attentive et dans les bras rassurants de papa ou maman ça suffit pour que cette colère s’envole.
Parfois la colère est plus forte et l’enfant submergé par cette émotion que son cerveau n’est pas encore capable de maîtriser, ne sait pas quoi en faire. Et son corps tout entier se révolte, il tape du pied, se roule par terre ou hurle atteignant un taux de décibels que nos oreilles de parents fatigués ont bien du mal à supporter.
Parfois même ils nous repoussent, mais dès que l’on s’éloigne les cris redoublent. En fait c’est à ce moment là, je pense, qu’ils ont le plus besoin de nous.
Je l’avais déjà mentionné mais cette phrase lue quelque part m’aide bien souvent dans des cas comme ça : « Un enfant en crise est un enfant en détresse »
Alors dans ce cas, le prendre dans ses bras fermement, même s’il se défend, peut l’aider à faire retomber la pression. Et le câlin qui suit libérera l’ocytocine utile pour l’apaiser.
Si l’enfant ne supporte pas d’être touché, rester juste auprès de lui, c’est déjà quelque chose de rassurant et ça ne peut que l’aider à se sortir de cette situation difficile.

On peut également utiliser une roue des choix, qui permet à l’enfant de choisir comment il veut exprimer sa colère(taper sur un coussin, méditer, câlin…). Comme vu sur le site apprendreaeduquer.fr ICI. Dans tous les cas, je pense que le laisser exprimer cette colère d’une façon ou d’une autre, va lui permettre de se sentir apaisé, de passer à autre chose et de ne pas garder en lui ce qu’il ressent (et qui pourrait ressortir plus tard dans la journée sans qu’on ne comprenne vraiment pourquoi…)

J’ai toujours été sensibilisée à l’écologie par mon papa, amoureux de la nature et de la photo. Mais j’étais très loin d’imaginer les effets de l’homme sur notre planète, et sur lui même avant de m’interroger réellement sur toutes ces questions pendant ma première grossesse.
J’ai commencé à me renseigner sur les couches lavables et c’est comme ça que j’ai découvert le « Maternage ». Je me suis faite offrir pour Noël un abonnement au très bon magazine « Grandir Autrement » que j’attendais chaque fois avec grande impatience! Chaque nouveau numéro m’en apprenait d’avantage et me rapprochait, sans m’en rendre compte, vers ce point de non retour.

 

J’y ai découvert les pédagogies alternatives, notamment la pédagogie Montessori, et c’est ainsi qu’après avoir testé avec ma fille un atelier dans une association proche de chez moi et essayé cette pédagogie à la maison, nous avons décidé de l’inscrire dans une école Montessori.
Outre la pédagogie, j’y ai découvert à travers mes différentes rencontres, une façon nouvelle de voir la vie et le monde…
Quelqu’un m’a parlé un jour d’un livre à lire absolument : « Le concept du Continuum » que j’ai acheté et entamé rapidement.
Ce livre parle d’un peuple indien, les Yékénas, vivant heureux et paisibles dans la forêt amazonienne.

Je ne l’ai pas dévoré, non, au contraire, je l’ai lu petit bout par petit bout tant ce qu’il contenait me bouleversait, tant j’avais besoin de temps entre chaque lecture pour intégrer ce que j’avais lu.
Et puis un soir, j’ai senti qu’il se passait quelque chose en moi d’irréversible, et cela m’a stoppé dans ma lecture. Je n’osais pas lire la suite… Je savais que si je continuais, plus rien ne serait comme avant.
Et j’ai continué…
Je pense que toutes ces étapes étaient nécessaires, que la lecture unique de ce livre n’aurait pas suffit, mais il est arrivé au moment où j’étais prête à entendre le message qu’il contenait.
Et même si tout n’est pas transposable à notre mode vie civilisée, je pense qu’il y a vraiment des idées intéressantes à intégrer.
Il m’a redonné confiance en l’homme et plus particulièrement en l’enfant! Ma vision de l’éducation a été totalement ébranlée.
J’ai compris qu’un nouveau-né, un bébé puis un enfant, avait certes un besoin vital de ses parents mais surtout qu’il avait toutes les ressources nécessaires en lui pour bien grandir.
Un parent, en répondant à ses besoins (nourriture, sommeil… mais surtout AMOUR!) était surtout là pour accompagner son enfant dans cette découverte plutôt que de lui apprendre. (Apprendre à dormir, apprendre à marcher …)

Ce jour là, c’est un peu comme si je m’étais rendue compte, pour la première fois, que j’avais des œillères, insidieusement fabriquées par la télévision, l’école et certainement en partie par l’éducation que j’ai reçue (même si je n’en veux aucunement à mes parents que j’adore, je sais qu’ils ont toujours fait ce qu’ils pensaient être le mieux pour moi et j’ai reçu énormément d’amour!!)
Ces œillères, qui à travers mes lectures et rencontres étaient de plus en plus mises à mal, ce jour là ont volées en éclat!

Non je ne reviendrai pas en arrière, je continue mon cheminement, j’en apprends chaque jour un peu plus mais il me faut du temps…
Et si par l’un de mes billets je sème une petite graine, j’accompagne le temps d’une lecture une maman ou un papa dans son cheminement alors je sais qu’il n’aura pas été vain!

Aurélie, du blog Superliposés, a organisé un tour de blog sur la parentalité baptisé « Les rendez-vous de l’enfance ». Une fois par mois elle propose un thème et les blogueuses intéressées peuvent participer et écrire un billet en rapport avec le thème.
Ce mois-ci le thème choisi est « un copain dort à la maison ».

Maintenant que mes minipouss sont un peu plus grandes, avoir un 3ème pitipouss à la maison est beaucoup plus facile.
Ma minipouss ayant 5 ans et demi (non j’oublie pas le et demi!! à cet âge ça compte!!!) elle est beaucoup plus indépendante et le fait d’avoir une copine/copain/cousine à la maison a plutôt tendance à la rendre « très occupée » et du coup elle n’embête plus sa sœur et n’a plus besoin de sa mère ^^

Le plus dur reste sans aucun doute le coucher qui demande bien souvent beaucoup de patience!!!!
L’idée est alors de les avoir bien occupés et fatigués avant pour qu’ils aient évacué toute leur énergie avant de se coucher.
On fait souvent des petits parcours avec des coussins, des poufs, un tunnel, un banc et un peu de musique! Ça marche bien et elles peuvent gérer ça toute seule.
On fait aussi très souvent du travail manuel. Elles sont concentrées, plus ou moins longtemps, fières de leurs œuvres et elles commentent mutuellement leurs dessins/collages/bircolages avec toute la bienveillance dont elles sont capables… muhm muhm… (« Mamannnnnn elle a dit que c’était moche!!! » « Mais oui mais regarde c’est du crabouillage »)
Ce qui est chouette c’est qu’elles se consolent mutuellement aussi! 🙂

Depuis plusieurs semaines j’ai vu sur différents blogs la recette du sable de lune. Rien qu’avec le nom, j’étais conquise!!
En fait c’est ultra simple à réaliser et j’ai préparé ça hier à micropouss.
– 8 tasses de farine
– 1 tasse d’huile
On mélange et c’est prêt!

Ça donne une consistance de sable fin légèrement mouillé. C’est très agréable à travailler.

Quand je lui ai montré, elle était toute excitée, est partie enfiler son tablier et a commencé à transvaser d’une bassine à l’autre avec des petits bols. Je lui ai montré qu’on pouvait faire des châteaux de sable avec mais elle ne semblait pas intéressée. Je me suis mise alors à faire une petite construction et la tentation de la casser a été plus forte!! Oui mais voilà, elle en avait plein les mains…
Et j’ai découvert qu’en ce moment c’était pas mais alors pas du tout son truc!!! Elle a hurlé pour se laver les mains au plus vite et a rendu son tablier, c’est le cas de le dire…

Je suis restée là, avec mon super sable de lune qui ne demandait qu’à être malaxé, trituré, remalaxer, retrituré…

Bon là où c’est vraiment top c’est que ça se garde sans problème plusieurs semaines! Du coup je retenterai l’expérience avec minipouss plutôt et peut-être bien une de ses copines quand elle rentrera de chez ses grand-parents!

 

Chez nous, nous essayons de ne pas donner de punitions, ni de récompenses. (Les récompenses sont à mon sens un type de punition car si nous ne faisons pas ce que l’on souhaite de nous, nous sommes punis de ne pas avoir cette fameuse récompense.)
Je dis bien essayons, car c’est un mécanisme qui nous suit depuis tellement longtemps, notamment à l’école avec les bons points et les images, ou à la maison avec « Mange ta soupe, sinon …!!! » qu’il est parfois difficile de réfréner nos habitudes.

Je n’ai jamais mis mes pitipouss au coin par exemple. Je ne pense pas que ça puisse être une bonne solution pour régler vraiment la situation dans le temps.
Que vous diriez-vous par exemple si après avoir fait une bourde à votre travail, on vous dise : « Va au coin réfléchir à ce que tu viens de faire!!!! »

Sincèrement? Vous diriez-vous : « Oh j’ai été déconcentré par autre chose, comment vais-je pouvoir me rattraper et corriger mon erreur » ou plutôt « Quelle humiliation… devant tout le monde en plus, je le déteste ce type… Je suis trop nul aussi…. » etc…
Moi sans aucun doute je ferais partie de cette deuxième tranche de personne qui ne comprend pas pourquoi elle doit subir ça… qui se sent en colère et frustrée.

Et si à la place de la punition, on propose à la personne de réparer son erreur?

Dans l’exemple que je donnais, si le patron vient me voir en me disant « Écoute Marion, il y a un problème ici, tu as dû faire une erreur, peux-tu réparer ça le plus rapidement possible? », sans aucun doute ma réaction sera différente, je me mettrai à la tâche immédiatement, quitte à faire des heures supplémentaires pour que mon erreur soit réparée au plus vite.

Avec mes pitipouss, je fais la même chose (enfin j’essaye, vous l’avez compris…)
Si je prend un exemple tout bête, Micropouss renverse son verre d’eau par terre. Plutôt que de râler en criant « Puisque c’est comme ça, tu n’auras plus d’eau! File au coin que je ne te vois plus » et d’en rajouter une couche quand celle-ci me ramène un torchon lilliputien piqué dans sa mini-cuisine : « Laisse moi faire, ça va être encore pire!!! »
je vais d’abord décrire la situation (« Tu as renversé ton verre d’eau »), éventuellement rappeler une règle ou une consigne (« Il est plus prudent de laisser son verre loin du bord pour éviter qu’il ne tombe »), et ensuite proposer à l’enfant de réparer son erreur (quand c’est possible! si le verre est cassé, on ne lui demande pas de ramasser les bouts de verre, on est d’accord, mais pourquoi pas d’aller chercher la balayette) en allant prendre une serpillère et essuyer l’eau sur le sol.

L’enfant n’est pas humilié, il comprend cependant que son acte n’est pas sans conséquence et qu’il peut faire quelque chose pour y remédier. Ce qu’il fait généralement sans rechigner car il est heureux de pouvoir réparer sa bêtise. (Bon OK pas toujours ^^, mais dans ce cas je reste ferme. Je lui propose de l’aider mais je ne fais pas à sa place)

Dans un cadre plus général j’essaye donc de remplacer une punition par une conséquence logique.

Cela peut parfois être difficile si votre enfant casse un objet qui vous est cher par exemple… et qu’il n’est pas en mesure de le réparer. Dans ce cas, lorsque je décris la situation, je lui explique bien que je suis triste car c’est quelque chose qui me tenait à cœur, je peux lui expliquer pourquoi, raconter son histoire etc… Votre pitipouss verra sans aucun doute que son acte a eu des conséquences sur vous et proposera sûrement, même si c’est impossible, une idée pour le recoller/scotcher/patafixer!

Un autre exemple :
Si l’une de mes pitipouss tape sa sœur, je suivrai globalement le même schéma
1. Décrire : Tu as taper ta soeur, elle a mal et/ou elle est triste
2. Rappeler la règle :  « On prend soin les uns des autres » ou « Taper est interdit » (on reste dans des règles positives comme vues dans l’article sur la formulation positive)
3. Proposer d’en parler ensemble (souvent dans ce cas, l’une et l’autre vont dire que c’est l’autre qui a commencé… « Oui mais toi tu m’as pris mon pèchecop' »… « Oui mais je l’ai vu avant »)
4. Proposer, si le calme est revenu, un bisou ou un « pardon »

Pour ce qui est des récompenses, je pense que la plus belle récompense pour un enfant est la fierté qu’il peut avoir lorsqu’il réussi par lui même quelque chose. Je préfère tellement que mes pitipouss puissent être fières d’elles même sans le besoin de le voir dans le regard des autres!

Voici quelques idées d’activités de vie pratique Montessori très faciles à préparer à la maison (rien qu’avec des choses que vous devez avoir dans vos placards) pour un enfant de 18 mois à 2/3 ans. On peut les décliner à l’infini!

Pour chaque activité, la première fois, allez chercher ensemble le plateau/la boîte/l’activité, installez vous sur une table ou un tapis (vous vous placerez à côte de lui à sa droite pour qu’il voit bien vos mouvements) et présentez lui l’activité. Ensuite, laissez le la découvrir.

La boîte à boîtes :
C’est tout simplement une boîte dans laquelle il y a d’autres boîtes. L’idée est de faire découvrir à l’enfant différents systèmes de fermeture et lui proposer de s’entrainer à les ouvrir et fermer.
Présentation :
– Ouvrir la grosse boîte
– Sortir une boîte, l’ouvrir, la refermer et la poser à côté.
– Continuer avec les suivantes
– Les ranger ensuite dans la grosse boîte
C’est ensuite au tour de votre pitipouss. Laisser le faire et explorer, il ne fera certainement pas comme vous mais invitez le à ranger les boîtes dans la grosse puis la grosse boîte à sa place lorsqu’il a terminé.

Sur ma photo j’ai beaucoup de boîtes (même trop) car j’ai toujours ce petit déclic au moment de jeter un contenant, « Tiens mais ça serait bien pour la boîte à boîte ça »!
En fait 4 ou 5 boîtes suffisent largement.

Les noix et la boîte d’œuf:
Présentation:
– Prendre avec la cuillère une noix et la mettre dans l’une des alvéoles de la boite.
– Recommencer avec les suivantes.
– Une fois le travail terminé, remettre les noix à leur place.
Variante :
– utiliser une pince à sucre ou un autre ustensile pour saisir les noix.
– remplacer les noix par des cotillons de couleurs (3 par place dans la boîte), le travail sera alors de trier les boules par couleur

 

Les versés:
Présentation:
– Prendre avec la cuillère quelques noisettes pour les mettre dans le 2ème bol.
– Continuer jusqu’à vider le bol.
– Avec la main gauche faire la même chose pour remettre les noisettes dans le premier bol
Il existe de très nombreux versés différents. Ici on utilise une cuillère puis on pourra utiliser 2 petits pichets identiques.
Les premiers s’effectueront avec des noix, noisettes, puis des choses plus fines comme du maïs, des pois puis de la semoule ou du sable.
Pour finir par verser de l’eau!

En général on place ses activités à disposition de l’enfant (à sa hauteur, sur une étagère ouverte par exemple). Il va la chercher et s’installe pour travailler. Lorsqu’il a terminé il la repose à sa place. Il peut alors en prendre une autre.
Ces petites activités font travailler la motricité fine des mains de votre pitipouss et sa concentration.
En général ils adorent!!
Si les premières fois il est souvent difficile pour eux de ranger leur travail une fois l’activité terminée, c’est une habitude qu’ils prendront très vite. Il suffit d’être là les premières fois et de les accompagner dans cette démarche. Au début s’il refusent de la faire, faites le pour eux on leur signifiant bien « Voilà tu as terminé, nous allons ranger ton travail et tu pourras en prendre un autre ».

Envie de tester avec vos pitipouss?

Il y a quelques temps je suis tombée sur cette vidéo édifiante : « Les immangeables : La vérité sur les bonbons » avec Corinne GOUGET

Même si je me doutais bien que les bonbons n’étaient pas la meilleure chose à manger pour un enfant (pour leur santé j’entends parce qu’à choisir entre un crocodile et un morceau de courgette, le choix est vite fait chez mes pitipouss ^^) je n’imaginais pas à quel point ils étaient bourrés d’additifs potentiellement dangereux pour la santé!

Un bonbon c’est quoi en fait :

– de la gélatine de porc ce qui rend le bonbon mou et élastique (en gros de la peau de cochon réduite en poudre, miammm)

– du sucre (et plus généralement du sirop de glucose-fructose, obtenu à partir d’amidon de Maïs, ce qui est encore pire car il a un pouvoir sucrant plus élevé que le saccharose et serait un facteur de risque cardiovasculaire en augmentant le taux de triglycérides sanguin)

– des colorants artificiels ( ex pour le bleu turquoise : E133, mais aussi du E104, E124 ….) potentiellement impliqué dans l’hyperactivité, l’asthme, les insomnies, l’urticaire, voir les cancers

(A noté qu’il est 4 fois plus dangereux lorsqu’il est associé au glutamate)

– et bien d’autres choses tout aussi charmantes…

Concernant l’hyperactivité, une expérience très intéressante a été effectuée dans une école en Australie. Pendant 2 semaines les enfants n’ont mangé que des aliments exempts d’additifs alimentaires potentiellement dangereux (colorants, exhausteurs de goût, conservateurs). La cantine et les parents ont joué le jeu! Les résultats sont assez bluffant! Des enfants plus attentifs, moins impulsifs, voir plus heureux?! Les enfants voient eux-même les changements, s’endorment plus facilement, semblent plus enclin à jouer ensemble  etc…

Voir la vidéo

Mais alors comment faire?

– Supprimer tous les bonbons de la bouche de nos enfants?

Chez nous les bonbons sont vraiment quelque chose que je limite au maximum, sans leur interdire non plus. Aux anniversaires par exemple, que ce soit chez nous ou chez les copains, je sais qu’ils en mangeront. A choisir je préfère leur proposer des chocolats bio si possible, on évite les colorants artificiels même si parfois on retrouve le fameux sirop de glucose-fructose.

– Faire ses propres sucreries, je n’ai jamais essayé… mais il parle dans la première vidéo d’une recette de sucette à base de miel et de mûres qui tâche la langue!!!! A tester d’urgence!!!

– leur proposer des fruits secs? possible selon les enfants, ma micropouss appelle ça des bonbons et les adore, ma minipouss n’aime pas du tout

Et si limiter les bonbons dans le quotidien de nos enfants suffisait à leur garantir de manger sainement, ce serait bien sûr trop facile! Car ces additifs alimentaires sont partout : plats préparés, boissons, gâteaux…

Je vais vous épargner la longue liste des additifs dangereux, très dangereux, voir très très dangereux… que j’ai déjà parcourue mille fois sans en retenir un seul. Mais par contre vous conseiller, si vous avez un smartphone, de télécharger une appli qui les répertorie. Je trouve ça très pratique, je l’ai toujours sur moi et ça me permet de vérifier rapidement un produit. (Sinon une petite fiche plastifiée qui liste les pires, à garder dans son sac à main!)

A force je vais bien finir par les retenir!!!!